Soirée fraîche, Paris est flou. Débordement d'émotions, renversement des joies. Plénitude. J'aborde un an de plus, et j'oublie. Alors à quoi bon ?
Place Pigalle à St Lazare, le métro avance. Ferme donc les yeux. Un portable vibre, un homme tombe, et un autre chante. Le métro s'arrête. Stop. Je tente un sourire, en vain. Je m'accroche à ce que je trouve, ça dégringole. Paris est jaune de lumière, transi par le froid, brutalisé par le mouvement des jeunes. Les Champs-Élysées étaient un vrai foutoir à merde ! Des chants un peu à chaque bout de rue, des bruits de bouteilles cassées. La vodka tombera à flots ce soir ! Et le rhum.
Quatre heures du matin. Au détour d'un escalator, un sourire sur le visage : Charlotte. La fête s'est installée chez elle aussi ! Cinq personnes de plus ça te va ?
Dur réveil du matin, avec trois heures de sommeil en tête que veux tu faire ? Alors on fait tout à la bonne. En avant toute ! Ce soir je ferais l'éloge du 2008 incertain que je viens de rencontrer.