Pour de bon..

Pour de bon..
J'ai parfois cette impression d'être un roi déchu, descendu du trône en or depuis lequel il gouvernait ; de vivre dans l'oubli, avec mes larmes et mes remords, et de sacrifier chaque nouvelle journée à m'en mordre les doigts. Mais ce n'est pas d'être perdu qui me dérange, c'est d'être roi. Allez savoir pourquoi ?

Comme d'habitude, je me réveille. Je t'ai dans ma tête. Je vis dans mon bordel incessant de souvenirs, je ne veux plus les perdre, ni les lâcher d'ailleurs. Dehors j'entends du rock, je souris. Comme d'habitude, je sors. Le bonnet enfoncé jusqu'au oreilles, l'écharpe au cou, ma veste en cuir fermée. Et les Libertines à fond dans les oreilles ! Avec ce putain de bus qui n'arrive pas. A coté, monsieur X mate le décolleté de mademoiselle Y. Je tourne la tête, c'est marrant à voir. Comme d'habitude, je n'ai pas mon ticket. J'ai aussi oublié de me coiffer ce matin, une mèche me tombe devant les yeux. Un vieux allume sa clope. Qu'est ce qu'il a l'air con avec son briquet cassé ! Je me fous bien de sa gueule. Comme d'habitude, j'arrive porte de Champerret. Les gens se pressent. Ils m'énervent. J'ai l'air d'un insociable je pense. Je n'ai rien à faire, en face il y a le bar St Cyr. Ca me tente. Un demi pèche svp. La patronne aussi à l'air pressée, elle hurle. La stagiaire, mademoiselle et son tablier blanc, arrive en courant, affolée. J'entends derrière moi les tintements de verre, les éclats de voix. Mais bordel qu'est ce qu'ils ont à être heureux ces cons ? on est en hiver merde ! « Trois euros dix svp jeune homme ». Je n'ai pas assez. Un sourire à la buveuse d'à coté, et hop j'ai économisé un euro. Pas mal mec, tu gères. Un dernier signe de remerciement à mademoiselle et son verre et la porte se referme derrière moi, dans un coup de vent glacé. Un nouveau message : « tu fais quoi aujourd'hui ? » Qu'il aille se faire foutre Raphaël et ses textos à la con ! Je me renferme sur moi-même, surtout dans mon manteau. Je tremble de froid. Pas que. Il est 5heure, Paris s'éveille. J'adore. Mais j'ai oublié mon appareil photo. Il y a des gens qui hurlent, des voitures qui klaxonnent, des clochards qui pissent. Mes préférés sont les joueurs de saxophone. Comme d'habitude, j'ai froid. Je relève mon col. Ca, c'est fait. Une dame m'arrête, « Bonjour monsieur... ». Ca commence déjà mal. Témoin de Jéhovah. Et paf, je me prends ça dans la gueule ! Désolé ma vielle, on est tous dans la même merde, y'a pas que toi tu sais. Elle ne sourit pas. Comme d'habitude, je rentre. Porte de Champerret. Le vieux. Bus. Colombes. Merde, que c'est moche. J'ai cette impression qui me dit que ma vie est un pur bordel. Comme d'habitude.


Voyez, monsieur le professeur, voyez ce que je suis devenu avec votre éducation à se foutre par la fenêtre. Nous n'en sommes pas plus avancés pour autant. Je n'ai pas les idées plus claires. Bien au contraire. Je ne veux pas non plus devenir ingénieur, non je fuis ce métier qui me rappelle mon enfance, et vous avec. Voyez monsieur le professeur, comme je vous oublie, vous et votre éducation imbécile. Jamais je n'avais douté de cet instant présent. Alors comprenez moi, au moins cette fois-ci ; comprenez que vous vous êtes trompé, et vous irez sûrement mieux. Mais maintenant, c'est fini, je vous quitte pour de bon !

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 03:57

Modifié le vendredi 16 novembre 2007 11:10

Liberté, liberté chérie.

Liberté, liberté chérie.
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Avec l'idée absurde de nous réchauffer, nous fumions, enchaînant paquets sur paquets, et toi, même, tu buvais, mélangeant tes idées à l'alcool, mélangeant tes pensées à l'alcool, mélangeant tout en bref ! Perchés sur le haut d'une fenêtre, l'air plus que désinvoltes, provoquant même le monde du haut de ma maison, nous parlions. De ces discussions qui ne s'arrêtent jamais, qui ne doivent pas s'arrêter. Qu'importe, nous parlions. Et comme deux jeunes délinquants, avides de sensations fortes, comme deux rebelles critiquant la commune de paris de 1871, nous nous cachions. Echarpes et bonnets sur nous, cigarette à la main, le cendrier posé au milieu de nous, réclamant notre cendre jusqu'à en perdre la tête, nous cherchions la possibilité de tout recommencer à zéro, comme s'il s'était agi d'une dernière chance que l'on nous offrait.

Trêve d'ironie. Notre liberté est perdue d'avance. N'empêche que j'y aurais cru longtemps si tu n'avais pas été là. Alors comme un roi et une reine déchus, comme deux nobles humiliés, nous avons pris la route.

# Posté le lundi 05 novembre 2007 03:58

A 17h30, un mercredi après-midi

A 17h30, un mercredi après-midi
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Je dois bien le dire, je les aimes bien ces deux là !

# Posté le jeudi 11 octobre 2007 12:19

Modifié le vendredi 12 octobre 2007 00:28

Hommage à toi, ma belle Liz

Hommage à toi, ma belle Liz
France - USA

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 16:30

Modifié le jeudi 19 juin 2008 18:49

De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.

De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.
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D E G A I N E;;;;;;T O N......F L I N G U E

?

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 15:49

Modifié le vendredi 27 mars 2009 17:54